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Exemple SIG

Après avoir expliqué comment calculer des SIG, un exemple de SIG, cet article servant à illustrer le précédent et à consulter par conséquent en parallèle.

Exemple de compte de résultat

Nous avons déjà présenté un exemple de compte de résultat, notamment dans notre dossier consacré aux comptes prévisionnels.

Ici, il s’agit de proposer un compte de résultat simplifiés sur 2 années, à partir duquel on présentera les SIG de ces deux exercices (l’intérêt de l’analyse des SIG étant de commenter les évolutions les plus significatives des principaux soldes).

CHARGES 2015 2014 PRODUITS 2015 2014
Matières premières consommées 1 000 955 Ventes 3 286 3 036
Services extérieurs consommés 770 670 Autres produits d’exploitation 20 25
Impôts et taxes 75 70 Produits financiers 10 8
Salaires et charges sociales 900 898 Produits exceptionnels 105 85
Autres charges d’exploitation 50 52
DAP 145 135
Charges financières 101 112
Charges exceptionnelles 150 195
Impôt sur les bénéfices 45 43

Au bilan, on retire les informations sur les stocks de clôture, et donc indirectement sur les variations de stock : au bilan, les stocks de produits finis sont les suivants :
- au 31/12/2013 : 450
- au 31/12/2014 : 485
- au 31/12/2015 : 370

Par ailleurs, l’entreprise a fabriqué des machines destinées à ses propres besoins et qui ont coûté :
- en 2014 : 40
- en 2015 : 35

Calcul des SIG à partir de l’exemple de CR

A partir de cet exemple de compte de résultat, on calcule les SIG des deux années.

On reprend la présentation usuelle, descendant petit à petit dans le compte de résultat jusqu’au résultat annuel.

Désignation 2015 2014
Montant % Montant %
1 Production vendue 3 286 3 036
2 Production stockée -115 35
3 Production immobilisée 35 40
4 PRODUCTION DE L’EXERCICE (1+2+3) 3 206 100 3 111 100
5 Matières premières consommées 1 000 31,19 955 30,70
6 Services extérieurs consommés 770 24,02 670 21,54
7 Consommation en provenance de tiers (5+6) 1 770 55,21 1 625 52,23
8 VALEUR AJOUTEE (4-7) 1 436 44,79 1 486 47,76
9 Impôts et taxes 75 2,34 70 2,25
10 Charges de personnel 900 28,07 898 28,87
11 EBE (8-9-10) 461 14,38 518 16,65
12 Autres produits d’exploitation 20 0,62 25 0,80
13 DAP 145 4,52 135 4,34
14 Autres charges d’exploitation 50 1,56 52 1,67
15 RESULTAT D’EXPLOITATION (11+12-13-14) 286 8,92 356 11,44
16 Produits financiers 10 0,31 8 0,26
17 Charges financières 101 3,15 112 3,60
18 RESULTAT COURANT AVANT IMPOT (15+16-17) 195 6,08 252 8,10
19 Produits exceptionnels 105 3,27 85 2,73
20 Charges exceptionnelles 150 4,68 195 6,27
21 RESULTAT EXCEPTIONNEL (19-20) -45 -1,40 -110 -3,54
22 Participation des salariés 0 0 0 0
23 Impôts sur les bénéfices 45 1,40 43 1,38
24 RESULTAT DE L’EXERCICE (18+21-22-23) 105 3,27 99 3,18

Analyse de cet exemple de SIG

On l’a indiqué précédemment, ce qui est intéressant dans une analyse de SIG, c’est la comparaison entre :
- les soldes d’une entreprise et ceux de ses concurrents (mais il faut pour cela les chiffres des entreprises de son secteur d’activité, ou au minimum de quelques concurrents),
- l’évolution des SIG d’une année sur l’autre (et sur plusieurs années si possible).

Ici, les variations sont relativement faibles, d’ailleurs les chiffres du compte de résultat laissaient conclure à une relative stabilité des SIG.

Cependant, on peut noter au compte de résultat l’augmentation des services extérieurs consommés (comptes 61 et 62).

Dans les soldes intermédiaires de gestion, cette variation se retrouve au moment du calcul de la valeur ajoutée, et dans le sous-total (ligne 7) de la consommation en provenance des tiers, qui augmente de 3 points entre 2014 et 2015. A l’inverse, cela explique la baisse de 3 points de la valeur ajoutée.

Ensuite, cette baisse de quelques points se répercute sur tous les soldes suivants. Ainsi, sans cette augmentation des achats extérieurs, les pourcentages des différents soldes seraient restés stables par rapport à l’exercice précédent.

L’analyse des compte doit donc porter principalement sur ces comptes de charges, afin de comprendre pourquoi ces dépenses ont augmenté beaucoup plus rapidement que la production de l’exercice (ligne 4), en petite hausse entre 2014 et 2015, de 100 environ, quand les services extérieurs ont également augmenté de ce même montant. C’est comme si la hausse de la production avait été entièrement achetée à des sous-traitants, que l’entreprise n’avait rien transformé de ces achats supplémentaires. Pour le dire autrement, l’entreprise n’a eu aucune valeur ajoutée sur cette variation de production.

A noter que le résultat de l’exercice s’est maintenu à 3,2 points par rapport à la production uniquement grâce à la diminution de la perte exceptionnelle, perte passée de 110 en 2014 à 45 en 2015. Or cette amélioration du résultat exceptionnel (qui demeure négatif certes) est, comme son nom l’indique, non liée à l’activité, et l’entreprise ne peut donc pas anticiper son évolution sur l’année prochaine.


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